Le réseau des écoles

La culture d’écoles élitistes (Franklin, École Alsacienne, Stanislas, Henri-IV, etc.) fabrique un microcosme fermé, où se reproduisent les réseaux de pouvoir.

Quelques éléments à prendre en compte :

  1. Reproduction sociale
    • Ces écoles accueillent une forte proportion d’enfants issus de familles déjà en haut de l’échelle sociale.
    • Les élèves héritent des codes, des réseaux et des opportunités de leurs parents.
    • Cela renforce une séparation entre « eux » et « le reste du peuple », comme si les autres Français n’étaient pas de la même société.
  2. Culture de l’entre-soi
    • Les échanges scolaires, les binets (associations étudiantes), les voyages, les séminaires organisés par ces établissements ouvrent la voie à des réseaux internationaux, souvent anglo-saxons.
    • Les anciens élèves deviennent ambassadeurs de cette culture fermée, se retrouvant ensuite dans les grandes écoles (Polytechnique, ENA, HEC, Sciences Po).
  3. Canaux d’influence américaine
    • Beaucoup de ces établissements sont liés à des partenariats internationaux : séjours d’étude aux États-Unis, jumelages, financements croisés, réseaux religieux ou caritatifs transatlantiques.
    • Les États-Unis, par le biais d’ONG, de fondations et parfois de cabinets de conseil comme McKinsey, pénètrent par ces portes d’entrée, beaucoup plus efficaces qu’un discours diplomatique classique.
    • On voit émerger une élite biculturelle, qui parle anglais comme langue maternelle de pouvoir, et pour qui la « nation » n’est plus une réalité affective mais un outil de carrière.

👉 Le résultat :

  • Un sentiment croissant de mépris implicite pour le peuple français, perçu comme « archaïque » ou « provincial ».
  • Une souveraineté française rognée de l’intérieur, car ses futurs dirigeants sont socialisés dès l’enfance à penser dans des cadres mondialisés, souvent alignés sur le modèle américain.